Cet ouvrage présente une étude de cas empirique sur la manière dont les dynamiques politiques macroéconomiques entraînent des changements microéconomiques dans la gestion des coûts des organisations publiques. Il s'appuie sur la théorie institutionnelle de Dillard et al. (2004). Les données empiriques proviennent d'un travail ethnographique de trois mois mené sur le terrain dans une entreprise égyptienne d'électricité et d'énergie (E&E), MEEDCO, et sont recoupées avec diverses sources secondaires de données sur la dynamique politique macroéconomique. Le livre souligne la nécessité de considérer le changement dans la gestion des coûts, en particulier dans les services publics politiquement sensibles des pays moins développés, comme un changement politique institutionnel qui concilie les objectifs politiques généraux de l'État et les objectifs économiques plus spécifiques des entreprises. La gestion des coûts est politique et fonctionne comme un instrument de réforme néolibérale. D'un point de vue empirique, cela signifie que la production et la distribution d'électricité et d'énergie en Égypte ont été, historiquement, gérées à trois niveaux distincts mais interdépendants : le niveau politique, le niveau opérationnel et le niveau organisationnel. Ainsi, un ensemble de technologies de comptabilité de gestion apparemment apolitiques, en particulier l'ERP et la budgétisation basée sur la performance, sont devenues un ensemble d'outils politiques.
AmazonPagina's: 344, Paperback, Editions Notre Savoir
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