Les idéologies ne meurent pas parce qu'on les réfute. >Capitalisme, socialisme, nationalisme, religions, progressisme, conservatisme: on les discute comme des vérités. Elles n'en sont pas. Ce sont des technologies sociales. Elles ont été conçues pour un monde de rareté qui obtient quoi, qui décide, qui a le droit de contraindre. La rareté recule. Énergie plus accessible. Production automatisée. Information sans effort. Calcul, prévision, organisation à une échelle qui n'appartenait plus aux cerveaux humains. Le socle se fissure. Les récits, eux, durcissent. Quand un outil perd sa fonction, il cesse d'expliquer. Il ordonne. Sébastien Cerise ne distribue pas de certificats de vertu. Il observe les idéologies comme on observe des machines: adaptées, ou dépassées. L'IA n'est pas un camp. C'est ce qui rend visible que le manque n'est plus le moteur principal. Dans cet essai: - La rareté comme origine réelle des récits politiques et moraux- Pourquoi une idéologie se radicalise quand elle n'organise plus rien- Ce que devient le bien contre le mal quand la pénurie recule- Le vertige d'un monde qui n'a plus besoin de ces cadres La fin de l'idéologie n'est ni une utopie ni un manifeste. C'est un basculement déjà commencé. Reste à savoir si nous savons vivre sans récits de pénurie.
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