Osaka brille assez pour faire croire que la nuit a été vaincue. Les gares sont éclairées, les konbini restent ouverts, les caméras surveillent et les écrans indiquent la prochaine direction. Pourtant, une vitre noire, un couloir d'école désert ou une notification reçue à 2 h 13 suffisent encore à réveiller une peur que la modernité n'a jamais vraiment supprimée. Les ombres n'ont pas disparu. Elles ont simplement appris à circuler autrement.Hana Kuroi traverse les rumeurs scolaires, les lieux chargés, les yūrei, les yōkai, les objets conservés après une disparition et les profils numériques qui continuent d'exister lorsque leur propriétaire n'est plus là. Elle ne présente aucune histoire comme une preuve du paranormal. Elle regarde plutôt ce que ces récits transportent: un deuil mal nommé, une violence tue, une solitude, un avertissement, une exclusion ou une peur à laquelle personne n'a encore donné de mots.Une rumeur peut être fausse et détruire une réputation. Un monstre peut protéger un territoire ou punir ceux qui sortent du cadre. Un lieu déclaré hanté peut surtout conserver la mémoire de ce que les vivants préfèrent oublier. Même les vidéos truquées et les creepypastas révèlent quelque chose lorsqu'elles trouvent exactement la blessure, le malaise ou l'angoisse capables de les rendre crédibles.Les ombres ont encore faim refuse autant la crédulité facile que le rire méprisant. Ce guide des peurs contemporaines apprend à écouter avant de répéter, à respecter un lieu avant d'en faire une attraction et à reconnaître ce que les histoires étranges disent parfois mieux que les discours raisonnables. Les fantômes ne parlent peut-être pas. Mais les silences dont ils se nourrissent, eux, sont bien réels.
Prijshistorie
* Prijshistorie bevat geen data van Amazon, Amazon Marketplace.
Prijzen voor het laatst bijgewerkt op: