L'OMS estime qu'environ 100 à 140 millions de femmes dans le monde sont touchées par les mutilations génitales féminines (MGF) et que près de 3 millions de femmes en Afrique risquent d'y être soumises chaque année. Les MGF sont largement pratiquées dans de nombreuses communautés kenyanes. L'Enquête démographique et de santé au Kenya (KDHS 2008-09) a révélé qu'environ 27 % des femmes kenyanes avaient subi une MGF en 2008/2009. Il s'agit d'une pratique culturelle profondément enracinée, la tradition jouant un rôle moteur dans de nombreuses sociétés. Elle est souvent motivée par des croyances telles que la préservation de l'honneur familial, la fidélité dans le mariage, le maintien de la chasteté et un rite de passage à l'âge adulte. Cette pratique présente de graves risques pour la santé physique, sociale, sexuelle et mentale des femmes et des jeunes filles, en particulier pour celles qui ont subi des formes extrêmes de cette intervention. De nombreuses ONG locales, organisations communautaires, organisations confessionnelles, organisations internationales et agences multilatérales ¿uvrent à l'éradication des MGF.
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