Tout le monde l'a admis en même temps. Internet tout entier a levé les yeux de son téléphone et a avoué que oui, en effet, il pensait constamment à l'Empire romain. On en a fait une blague, comme on le fait souvent avec ce qui nous fait un peu peur. Mais cette blague cachait un secret: on ne peut s'empêcher de penser à Rome parce qu'on ne l'a jamais vraiment quittée. Ce livre prend le phénomène au sérieux sans se prendre lui-même au sérieux. Il défend une idée à la fois étrange et vraie: Rome ne s'est pas effondrée, elle a migré. Ses lois, son calendrier, son alphabet, sa conception même de ce qu'est un empire ont été copiés de serveur en serveur, de siècle en siècle, jusqu'à atterrir sur l'ordinateur sur lequel vous lisez ces lignes. Le Colisée fut le premier champ de bataille. César, le premier influenceur. Les aqueducs étaient le monde virtuel de quelqu'un, qui se trouvait être réel. Et cette angoisse de voir notre propre monde s'achever ? Rome l'a ressentie aussi, en boucle, pendant quatre siècles. Car voici le point que personne n'évoque. Si Rome continue de tourner en nous, alors nous sommes aussi la Rome de quelqu'un. Dans deux mille ans, quand on parlera de ce qui nous remplacera, quel sera notre marbre ? Installez-vous confortablement. Le serveur suivant est en cours de chargement. Mots-clés: Empire romain, histoire, philosophie populaire, génération Z, culture internet, jeux vidéo, avenir
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